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Intervenant

image : Dorigny

Dorigny Marcel

- Professeur - Université Paris 8

Historien, Marcel Dorigny a enseigné de nombreuses années à l’Université de Paris 8. Il s’est spécialisé dans l’Histoire des XVIIIe et XIXe siècles et plus particulièrement dans l’histoire de l’esclavage. Il est l’auteur de très nombreux articles et ouvrages : il a notamment écrit une histoire d’Autun pendant la Révolution française en 2 volumes. Chaque année il vient à l’UTB d’Autun faire une conférence très attendue.


Ses interventions :

Les grandes expositions coloniales : sciences et nouveaux projets de civilisation. Une rivalité franco-anglaise pacifique ?

Conférence, le jeudi 17 septembre 2020
image : Les grandes expositions coloniales : sciences et nouveaux projets de civilisation. Une rivalité franco-anglaise pacifique ?

La Question coloniale sous Napoléon Ier

Conférence , le jeudi 03 octobre 2019
Cette conférence, partenariat entre l'UTB et la Ville d'Autun, a lieu dans le cadre de l'Année Impériale.
Le régime mis en place par le coup d'état du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) a mené une ambitieuse politique coloniale tournant résolument le dos à l'héritage de la Révolution. Il y a eut rupture radicale dès la Constitution du Consulat, du 14 décembre 1799, qui prévoyait en son article 91 : "Le régime des colonies françaises est déterminé par des lois spéciales".
Napoléon ne s'est pas contenté de rétablir l'esclavage. Et malgré l'échec militaire à Saint-Domingue, indépendante en 1803 sous le nom d'Haïti, il a eu de multiples projets d'implantations ou d'intégrations des colonies des pays vaincus ou annexés. Tous ont échoué, faute de moyens navals, après Trafalgar (1805). Il n'empêche que Napoléon fut un des premiers acteurs du regain du colonialisme au XIXe siècle.
image : La Question coloniale sous Napoléon Ier

La Révolution française vue par le cinéma

Conférence , le jeudi 07 février 2019

La Révolution française est l’un des thèmes historiques les plus portés à l’écran : le premier film qui lui est en partie consacré a été réalisé en 1897, soit deux ans après l’invention du cinéma … et le plus récent date de 2018. Au total plus de 300 films, de toutes longueurs et d’ambitions des plus diverses, portent sur cette période.
La conférence proposée ne peut bien évidemment prétendre porter sur l’ensemble de cette production massive. La démarche sera plus « sélective » et cherchera à montrer à travers des exemples -parfois devenus des classiques- comment les réalisateurs ont présenté à travers leurs œuvres certains acteurs majeurs de la Révolution (Danton, Marat, Robespierre, Saint-Just, Charlotte Corday, le roi, la reine, le « Peuple » ….) ou certains des épisodes clés de la geste révolutionnaire : la prise de la Bastille, la marche des femmes sur Versailles, le 10 août 1792 et la chute de la royauté, la Terreur, le procès de Louis XVI et son exécution, Valmy et la guerre …. puis, in fine, Napoléon présenté comme « fils de la Révolution », ou incarnation de la trahison de cette Révolution …
Des extraits de films seront montrés pour illustrer le propos.

image : La Révolution française vue par le cinéma

Un peuple et son roi, film de Pierre Schoeller

Présentation et commentaire du film , le lundi 10 septembre 2018

Marcel Dorigny a accepté de présenter et de commenter le film de Pierre Schoeller qui ne doit sortir qu'à la fin du mois, et dont le cinéma Arletty a obtenu la projection en avant première. Son commentaire sera donc "à chaud" puisqu'il n'aura pas eu l'opportunité de voir le film avant !
L'Utb profitera de cette séance pour présenter son programme pour la saison 2018/2019.

image : Un peuple et son roi, film de Pierre Schoeller

Victor Lanneau (1758-1830), pédagogue,vicaire épiscopal d’Autun, déchristianisateur

Conférence , le jeudi 19 octobre 2017
Victor Lanneau, d'une famille noble, religieux, enseignant à Tulles avant la Révolution, adhéra aux principes nouveaux, fut nommé vicaire épiscopal de J.L. Gouttes évêque constitutionnel d'Autun.
Président de la société populaire, puis maire et directeur du Collège, il devint rapidement l'acteur majeur de la politique révolutionnaire d'Autun. Marié en août 1792, il abdiqua ses fonctions religieuses, puis fut l'Agent national du district sous le gouvernement révolutionnaire.
Destitué juste avant la chute de Robespierre, il s'installa à Paris, se lia au milieu des Idéologues, puis acheta les locaux de l'ancien Collège Sainte-Barbe et y fonda le Collège des Sciences et des Arts, qui reprit le nom de Sainte-Barbe dès le Consulat.
Inquiété sous la Restauration, il reçut pourtant les honneurs les plus solennels à sa mort en 1830.
image : Victor Lanneau (1758-1830), pédagogue,vicaire épiscopal d’Autun, déchristianisateur

Anne-Marie Javouhey, du Sénégal à la Guyane

Conférence , le jeudi 03 novembre 2016
Anne-Marie Javouhey (1779-1851) fut une religieuse, fondatrice de la congrégation enseignante Saint-Joseph de Cluny. Son nom a été donné à de nombreuses écoles et institutions enseignantes, notamment en Bourgogne, sa région d'origine. Mais l'essentiel de son action s'est développé dans les colonies d'alors, principalement en Guyane : elle a oeuvré avec passion et même acharnement pour créer et développer la communauté de Mana (aujourd'hui une commune), terre où l'esclavage - généralisé en Guyane - était supprimé et où les Noirs travaillaient librement. Le credo d'Anne-Marie Javouhey se résumait en cette formule : "émanciper par l'enseignement et le travail". Violemment critiquée par les colons et la hiérarchie catholique, elle est aujourd'hui vénérée dans les anciennes terres esclavagistes et sa statue a été érigée sur une place de Mana.
image : Anne-Marie Javouhey, du Sénégal à la Guyane

Paris colonial

Conférence , le jeudi 11 février 2016
Paris colonial …
Paris, capitale d’un grand royaume puis d’une République au rayonnement universel, fut aussi, et simultanément, le centre politique, culturel et économique d’un immense empire colonial, du 16e au 20e siècle finissant.
Ce très long passé colonial a laissé des traces visibles encore aujourd’hui dans le paysage urbain de la capitale. Le piéton de Paris, pour reprendre l’expression de Léo-Paul Fargue, ne peut pas ne pas croiser une ou plusieurs traces de l’histoire coloniale .
Il n’est pas un arrondissement de Paris qui n’ait un axe, une place, une plaque, une statue ou un monument portant un nom lié à l’histoire coloniale. Ainsi, passants habitués ou visiteurs occasionnels peuvent lire –s’ils sont attentifs- sur les murs de Paris , dans ses rues et ses places, mais également dans ses cimetières érigés en lieux de mémoire (Père Lachaise, Montparnasse, Montmartre, Picpus ….), de nombreux témoignages de l’histoire coloniale et esclavagiste de la France ; mais ils peuvent également y lire les traces des luttes anticoloniales et antiesclavagistes des 18e, , 19e et 20e siècles, tout autant que le retour récent d’une mémoire collective sur ces questions toujours brûlantes et objets de vives controverses.
Marcel Dorigny


image : Paris colonial

Les arts et les lettres contre l’esclavage

Conférence , le jeudi 12 février 2015
"Sous la main ferme des peintres, l’homme sans culture reprend espoir"
David Alfaro Siqueiros


Il ne s’agit pas de présenter ici des œuvres autour du thème, peut-être trop rebattu, du
« Noir dans l’art… », ou de « l’image du Noir dans l’art occidental », mais de mettre en évidence la contribution de nombreux artistes dans la dénonciation de la traite négrière et des pratiques esclavagistes dans les domaines coloniaux sous la juridiction des grandes puissances européennes. Cette démarche exclue ainsi, notamment, les représentations des scènes de la vie quotidienne dans les colonies, souvent reproduites, mais qui le plus souvent donnent une vision exotique idyllique des « îles à sucre ». Ces œuvres ayant le plus souvent été commanditées par les maîtres des colonies, répondaient à une mode de l’exotisme très répandue dans la haute société de l’époque.

L’axe central de ma démarche ce sont les œuvres d'art elles-mêmes (peintures, dessins, illustrations, sculptures, photos, voire cinéma pour le 20e siècle ...) qui ont pu jouer un rôle direct ou indirect dans la diffusion des thèmes antiesclavagistes, voire abolitionnistes pour certaines d’entre-elles. Les textes antiesclavagistes et abolitionnistes ont incontestablement joué un rôle majeur dans la formation d’une opinion publique hostile à l’esclavage, mais une grande partie des populations européennes d’alors n’avaient pas accès à l’écrit, du moins directement. Ainsi, les représentations diffusées par les artistes eurent-elles un impact immédiat ; elles frappèrent l’opinion par la violence des scènes exposées : ainsi, par exemple, les dessins de William Blake eurent-ils une diffusion massives en Europe, y compris à travers de nombreuses contrefaçons.

La chronologie se propose d'aller du 18e siècle à aujourd'hui, les périodes précédentes s’étant révélées quasi vides en ce domaine. S'agissant de l'esclavage colonial, les pays prospectés recouvrent la géographie de cette histoire, mais hélas très inégalement : la France et l'Angleterre sont très représentées, beaucoup moins l'Espagne et le Portugal, le Brésil apparaissant assez tardivement, mais brillamment ; Cuba -au 19e siècle- a produit de nombreuses œuvres allant dans ce sens ; enfin, les États-Unis seront bien évidemment présents, notamment à travers des artistes du 20e siècle, mais pas exclusivement. Des recherches plus approfondies nuanceraient peut-être ce constat ;..
La littérature sera présente, mais quand elle vient à l’appui d’une œuvre, ou qu’elle l’engendre ; par exemple, je citerai la fameuse lettre de Victor Hugo au gouvernement des États-Unis pour empêcher -en vain- la pendaison de John Brown, publiée alors dans toute la presse, accompagnée d'un dessin à la sanguine de Hugo lui-même représentant une pendaison ... ou encore le texte de L .S. Mercier en vis à vis du tableau de Nattier représentant un « petit nègre » sur les genoux d'une dame de la haute société, au même titre que son épagneul et un petit singe .... ou encore un extrait de l'essai de Prosper Mérimé, Tamango, en vis à vis du tableau de Renard exactement contemporain (Musée de La Rochelle) représentant un esclave insurgé sur le pont d'un bateau, voire une image du film franco-américain de 1953 adaptant l'essai de Mérimé ...
image : Les arts et les lettres contre l’esclavage

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